Un blog sur les confidences de Philippe sans confidence cela ne ressemble à rien, alors aujourd’hui, je voulais sortir un peu de mon bocal, vous savez par l'échelle de la grenouille, celle qui permet de donner la météo et vous parler de la solitude du psychanalyste.

Je suis là le matin très tôt pour voir les patients qui ne rechignent pas à venir délester leur inconscient avant le travail, genre avocat, directeur financier. Et je suis parti pour un long marathon de la journée, seul face à moi-même, ou plutôt en compagnie de moi-même;  je vais utiliser, interpréter, questionner, écouter, ignorer, contempler, halluciner les inconscients que ce beau métier me permet de rencontrer.

Bien sûr il faut aussi dire bonjour, parler…etc. avec les différents "moi" propriétaires de ces inconscients. Ce deuxième métier n'est pas le plus facile, car les informations sont souvent contradictoires. Alors vous voyez je ne m'ennuie pas, mais où se situe la solitude me direz vous?

La solitude est à la juste rencontre, toujours impossible de nos désirs, de nos egos, de nos inconscients et de nos projections imaginaires sur  les autres,  que nous prenons trop souvent  pour nos interlocuteurs alors qu'ils ne sont qu'une projection de nous même.