Je t’ai appelée sur ton portable, qui te tient lieu de fil de vie pour rester en connection avec tous «  tes amours » comme tu les appelles, tes enfants et tes quelques amis que tu acceptes auprès de toi pour partager en garde prétorienne de l’amour, tes derniers temps de terrienne. Tu m’as dit que tout allait bien et que l’opération avait réussi puisqu’elle t’avait épargné une poche recueil que tu aurais vécu comme une humiliation. Tu me demandes de différer ma venue car les visites dans ce service de chirurgie son comptées et que tu attends tes enfants et  ta mère. Je t’embrasse et te dis à demain,  je t’appellerai, toi dont la voix est si douce, je te sens souffrir à l’autre bout des ondes.