La demande nous y reviendrons, je pense qu’elle occupe la plus grande partie de notre énergie émotionnelle, de notre arrière fond amoureux, mais la difficulté c’est qu’elle noie le désir, lorsque nous sommes tout absorbés à pleurer notre mal d'amour, notre incomplétude. L' Eros a été se rhabiller et revêt son short de petit enfant. Au royaume de la demande le désir n’existe plus, englouti par les flots, plus de distance nécessaire pour faire venir l’envie, le phantasme n’a plus d’écran pour se projeter en cours métrages, la chaleur du désir ne trouve pas sa température de fusion, plus d’altérité, donc plus de jeu possible, simplement un « je » qui pleure sa désespérance.