Tu avais traversé la guerre, la grande, à pied comme un sapeur. Tu en avais gardé le goût de la vie qui est si difficile à préserver quand les obus pleuvent autour de toi, le goût de l'amitié dans le partage, dans le combat, le goût de désobeir aux ordres pour sauver les autres, pour sauver sa peau. Tu avais le goût de l'homme, de l'humain, du vrai du plaisir simple, de la clope à fumer dans le jardin.

Ce jardin que tu aimais tant avec lequel tu vivais au rythme des saisons, regarde pousser les plantes et tu trouveras la paix, tu enseignais. Tu étais contre toute guerre, toute idée de violence, pour la fraternité entre les hommes. Tu aimais répéter qu'il fallait croire en l'avenir, que même si j'étais un cancre et un vrai petit gosse insupportable pour mes parents, il fallait croire en moi et que j'épaterai tout le monde un jour.

Lui il avait confiance, il s'appelait Roland, c'était mon grand père .