Cyclistes_1_

Que cette quête du père est difficile et sème troubles et discordes à sa traîne, les mots peuvent être faux et métalliques, mais le corps ne dit pas plus la vérité sur ce problème. Le corps de l'enfant dans la relation incestueuse le raconte sans mot il se livre dans la sensation voluptueuse et pourtant le passage à l'acte sera destructeur pour le restant de la vie, le corps peut mentir car il raconte aussi une histoire qui l'arrange pour sauver sa peau de corps névrosé.

Jeanne violée pendant toute une nuit me racontera après 2 ans de psychanalyse que son violeur l'avait fait jouir 8 fois de suite, alors que son esprit fou de terreur essayait d'échapper à la fureur de son étrangleur en s'évanouissant le plus souvent possible. Le corps peut mentir car la vérité ne réside pas dans la seule sensation. La sclérose en plaque te donne des impressions fausses et irréelles, les tumeurs du cerveau transforment ton corps en pitoyable donneur d'informations erronées. Les mots avec lesquels nous faisons des armes pour lutter contre la psychanalyse et contre les thérapies par la parole sont encore des mots.

Le père impose sa violence et son égoïsme parfois et nous sommes dépositaire de cette violence qui ne nous appartient pas et nous la projetons à la figure de ceux qui nous font remarquer que nous ne sommes pas construits sans père.

Mort à l'homme et au futur père pensait la mante religieuse en coupant la tête au mâle qui venait de lui déposer sa semence.