Tu es rentrée chez toi et je t’ai visité comme a l’acoutumée, je suis venu en fin de matinée;

Mais rien n’est vraiment jamais pareil pour rien, et là tu es restée dans le lit, dans ta chambre sans venir m’accueillir pour me faire un café,  sans venir conforter les habitudes qui nous donnent l’illusion que la vie passe et s’écoule avec un début et une fin et nous n’en connaissons pas exactement le terminus. Tu es dans ton lit faible, terriblement faible mais content de me voir, tu me dis : «  tu vois c’est terrible mais vous m’apportez plus que les gens qui m’entourent » alors j’ai pensé, à tes enfants à ton mari et je me suis dit, la vie nous laisse sans ressource devant la maladie,  Il nous faudrait apprendre à parler de cœur à cœur pour ne pas être interdit devant la fin. Nous avons parlé simplement de chacun, de ta famille qui dispersée par la souffrance essaye de t’entourer sans vraiment réussir, et puis nous nous sommes rendus silencieux le temps d’une séance de sophrologie pour t’apprendre à protéger ton cœur et guider ton esprit le temps de te mettre quelques instants en dehors de la souffrance, de te donner  les fils du lien avant ton grand départ.